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Le marathon finlandais

today7 mars 2026

Arrière-plan
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C’est un week-end à rallonge auquel participent les Français. Un enchaînement des deux plus gros formats de la coupe du monde, de quoi bien fatiguer les organismes avant le sprint final de fin de saison.

L’inconnu est présent lors du retour sur les skis pour l’équipe de France. L’euphorie italienne commence à redescendre, et la Finlande profonde accueille la caravane de l’IBU. Les corps vont être mis à rude épreuve dès le début de ce bloc de 3 semaines. Pour les hommes, trois jours de course enchaînés, avec les deux formats les plus longs de la coupe du monde, entrecoupés d’un relais qui va demander un effort physique conséquent. Au programme 42,5 km en trois jours de course.

Un retour à la compétition inédit

Pour Emilien Claude, ce programme de retour est surprenant : « Je n’avais même jamais vu ça dans le calendrier, de faire un 20 km et de refaire une course derrière, normalement on a toujours un jour de repos. » évoque le cadet de la fratrie, alors que son frangin, Fabien, lui pense plus aux séquelles que cela peut laisser : « On a les deux plus gros formats, le 15 bornes, le 20 bornes, ça va laisser de très grosses traces. » Des écarts de forme sont donc à prévoir, à l’image de la dernière course des JO, qui avait notamment vu l’un des protagonistes, Tommaso Giacomel, être forcé à abandonner.

Emilien Jacquelin, lui, calcule le nombre de kilomètres qu’ils vont devoir parcourir, qui est abyssal par rapport aux week-ends classiques durant l’année : « C’est le week-end où on va faire le plus de km de l’année. Ça fait 42,5 km, quand tu compares avec Oslo où t’es à 37,5. C’est un week-end qui va coûter en termes d’énergie. » Une débauche d’énergie qui pourrait avoir des conséquences visibles non pas lors du week-end suivant, en Estonie, mais bien sur les traditionnelles finales norvégiennes, à Oslo dans deux semaines.

Un week-end long mais qui n’effraie pas les Français

La gestion d’un programme pareil provoque forcément un remue-méninges du côté du staff de l’équipe de France. Pour Simon Fourcade, coach de l’équipe de France, la gestion est plutôt simple : « Pour ceux qui ne courent pas, ils auront de la fraîcheur supplémentaire, et pour ceux qui courent ça leur permet d’avoir cette expérience de course qui va les mettre pleinement dedans. » Les deux Français qui ne feront pas de marathon ce week-end seront Eric Perrot, qui a volontairement fait l’impasse sur le relais afin de bien récupérer en vue de la lutte pour le gros globe, et Emilien Claude, non sélectionné par les coachs.

Quentin Fillon Maillet sera donc bien présent, avec un enchaînement qui ne lui fait pas peur : « L’enchaînement est dur parce que les temps de course sont longs mais on est tous logés à la même enseigne, mis à part ceux qui vont faire une impasse sur le relais. Ça me fait pas peur, je suis plutôt bon sur ces longs formats. » Une confiance qui reflète bien l’état mental dans lequel se trouve Quentin Fillon Maillet, une volonté de faire une grosse fin de saison qui marque les esprits.

Rendez-vous donc demain, 16h55 heure française, pour voir si un Français craquera dans le mur du 30ᵉ kilomètre.

Écrit par: Elliot BENIT