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Vision nocturne

today6 mars 2026

Arrière-plan
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Le week-end de Konthilathi a une particularité, des courses de nuit. L’horaire tardif perturbe la préparation des filles de l’équipe de France.

“Je suis plutôt quelqu’un du matin, donc c’est compliqué. On doit s’adapter”, Camille Bened découvre l’exigence d’une saison sur la coupe du monde. Le pistolet signalant le départ fait feu à 18h. Le ciel est sombre, les lampadaires allumés et elles s’élancent pour un 15 km d’individuel.

Une préparation différente
“On fait tout très tard, on se lève et on mange tard.” Les journées sont différentes, les réveils sonnent plus tard. Sophie Chauveau n’est pas dérangée par ce changement, elle s’y habitue assez vite : “On est habitué, au final ça ne nous dérange pas trop.”

Pour faire passer le temps, avant la course, les routines sont différentes. Pour la championne olympique de l’individuel justement, Julia Simon opte pour une méthode drastique : “La journée il faut bien l’occuper. Pour ma part j’essaie de ne pas trop être sur les écrans. Mine de rien, on gaspille du jus dedans.” Une stratégie payante, elle qui a fini première Française, en 10e position dans une course d’équipe moyenne.

Un problème de timing pour le staff
Les courses étant programmées tard, les kinés de l’équipe de France sont eux aussi impactés par ce changement. Lors d’un week-end avec des horaires classiques, les six athlètes passent sur les bancs de Julian Alaize notamment. Un changement de planning est donc obligatoire, et des biathlètes passeront la nuit sans les soins habituels, et iront faire leurs séances le lendemain matin. Un impact minime mais qui peut tout de même se ressentir sur les performances des athlètes, surtout après une période de grosse fatigue en sortie des Jeux olympiques.

Les organismes sont fatigués et les horaires des courses permettent de se lever plus tard, mais forcent aussi les Françaises à se coucher tard.

Écrit par: Elliot BENIT