Cinéma

Wicked : Partie 2 – Notre verdict en sortie d’avant-première !

today20 novembre 2025

Arrière-plan
share close

Une fresque musicale éclatante qui mise tout sur le duo Elphaba–Glinda, au risque d’en délaisser le reste du monde d’Oz

L’avant-première de Wicked : Partie 2 était attendue avec une impatience palpable, et la team Redzing Radio était sur place pour découvrir cette conclusion tant espérée. D’emblée, le film s’impose comme un spectacle musical flamboyant, maîtrisé dans ses orchestrations comme dans ses performances vocales. Les numéros chantés sont à la fois prenants et délicieusement émouvants, portés par deux actrices au sommet de leur art. Ariana Grande, impériale en Glinda, offre une interprétation d’une précision étonnante, tandis que Cynthia Erivo parvient souvent à voler la vedette grâce à une intensité dramatique qui donne une profondeur nouvelle à Elphaba. À chaque morceau, le film rappelle qu’il est avant tout une comédie musicale pensée pour faire vibrer le public.

Narrativement, cette deuxième partie choisit de se recentrer presque exclusivement sur la relation complexe et fascinante entre Glinda et Elphaba. Ce choix s’avère cohérent, tant leur duo constitue le cœur émotionnel de l’histoire. Toutefois, l’accent très fort mis sur leur lien finit par éclipser les autres figures d’Oz, qui apparaissent en retrait ou traitées de manière expéditive. Le récit semble parfois oublier l’étendue et la richesse du monde qu’il cherche à conclure. On se surprend à regretter que certains personnages secondaires — pourtant clés dans la mythologie — n’aient pas bénéficié d’un développement plus conséquent.

Cette impression de manque se cristallise notamment dans le traitement de Dorothy. Son visage, jamais montré à l’écran, crée une distance étrange et presque déroutante, comme si le film hésitait à pleinement assumer sa place dans la légende du Magicien d’Oz (bien que ce ne soit pas le cas d’après les explications du réalisateur, Jon Chu). De même, le passage censé marquer la revanche de Dorothy, accompagné du Tin Woodman (l’Homme de Fer Blanc, alias Boq) et du Lion peureux, paraît étonnamment superficiel. Là où on attendait une scène forte, dense et dramatique, on découvre un moment trop rapide, manquant de tension et d’impact, comme un clin d’œil qui n’ose jamais devenir véritablement narratif.

Visuellement, en revanche, Wicked : Partie 2 est un film de très haut niveau. Les décors sont somptueux, la direction artistique déborde de couleurs vibrantes et de détails immersifs. Tout respire le soin et l’ambition cinématographique. Et pour sublimer l’œuvre, rien de mieux que la salle Horizon du cinéma Mégarama Nice Vauban, véritable écrin technologique qui nous plonge dans une expérience incroyable. Une salle avec un rendu sonore spectaculaire, qui offre une immersion totale : chaque chanson, chaque souffle, chaque éclat de lumière devient plus intense, plus enveloppant. Une projection hors norme pour un film qui cherche justement à repousser les limites de son univers.

En définitive, Wicked : Partie 2 livre une conclusion émotive, éclatante et magistrale dans sa forme musicale, même si elle laisse derrière elle quelques zones d’ombre scénaristiques. Un spectacle qui émerveille autant qu’il interroge — et qui, dans les meilleures conditions de projection, devient un moment de cinéma à couper le souffle.

On ne peut que vous conseiller d’aller le voir sur grand écran au plus vite !

Image : IMDB

Écrit par: Valentin LUTHRINGER