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Ce site norvégien d’Holmenkollen est spécial ?
C’est un site mythique pour tout fan de biathlon et de ski nordique en général. Ce sont les racines du ski, et c’est un cadre assez exceptionnel. On a souvent la chance d’être dans des conditions plutôt très agréables pour terminer une saison, et c’est plein de symboles : ce tremplin, ce fjord et ce drapeau norvégien qui flotte un peu partout et qui nous a tous beaucoup animés quand on était plus jeunes, à aller battre ces fameux Scandinaves. Donc il a quelque chose de très particulier dans notre histoire et nos racines.
Si vous deviez retenir un moment de la carrière des frères Boe, ça serait lequel ?
J’en retiens beaucoup. Pour Tarjei, je vais retenir son titre de champion du monde jeune en 2007 à Martell, en Italie. C’était une rivalité qui date de nos années juniors, donc forcément très spécial de le voir terminer sa carrière demain. Et pour Johannes, je vais garder l’individuel des Jeux de Pyeongchang. C’est un souvenir qui est plutôt très négatif pour moi, car je loupe mes deux dernières balles et je lui ouvre la porte pour cette victoire. Mais je crois que ce serait trop facile de ne garder que les bons côtés où, au final, c’est le Français qui l’emporte. Je pense qu’au final, ce qui fait une rivalité sportive, c’est aussi la qualité des combats qu’il m’a apportés, et donc je garde ce souvenir en mémoire. C’est la preuve que c’est un immense champion.
Johannes renvoie une image de biathlète souriant et humain, vous confirmez ?
Quand on est un leader comme Johannes, on marque une discipline par l’attitude qu’on renvoie. Donc c’est sûr que de l’avoir vu, depuis 2019, gagner sans cesse avec toujours cette sympathie — que ce soit avec les médias, les partenaires ou les fans… Vous savez, j’organise une compétition à Annecy, en France, et j’ai eu le plaisir d’accueillir Johannes. Ça a été l’une de mes plus belles surprises, parce qu’il est venu pour partager, donner — et ce n’est pas le cas de tous les athlètes. C’est ce que je garderai aussi de lui : c’est quelqu’un qui est entier et qui sait donner beaucoup.
L’équipe de France réalise une saison record, quel regard vous portez sur la saison bleue ?
C’est un regard très positif. Beaucoup avaient peur, quand j’ai arrêté en 2020, d’un creux dans cette équipe de France. Successivement, les garçons puis les filles, et maintenant les deux en même temps, ont montré que c’était loin d’être le cas. On a le record de podiums et de victoires cette saison, et c’est assez magique de pouvoir vivre ça, de pouvoir vibrer et de voir que le biathlon intéresse une audience toujours plus grande. C’est génial pour notre discipline, pour notre sport, et j’en suis vraiment le plus heureux.
Ça fait maintenant cinq saisons que vous avez pris votre retraite, la compétition ne vous manque pas ?
Forcément, ce sont des moments agréables. Et là, on voit deux garçons qui finissent sur le podium à côté de moi, qui sont en train de répondre aux interviews avec le sourire… Mais pour l’avoir vécu pendant quinze ans, malheureusement, ça ne se limite pas à ça. J’ai parfois une nostalgie de cette époque, que j’ai aimée passionnément. Mais je sais ce qu’il en coûte pour être à leur niveau : les sacrifices familiaux, humains… Et je crois que de ce point de vue-là, j’ai fait mon temps, si je peux le dire comme ça. J’ai profité de chaque instant, je me suis donné jusqu’au bout et je n’ai aucun regret de ce point de vue-là.
Le Martin Nordic Festival ne se déroulera pas à Annecy, après un changement de vision politique de la part de la mairie. Où en êtes-vous ?
On réfléchit à plusieurs options. On fera des annonces dans les prochaines semaines. On a vraiment la volonté de, voilà, continuer à faire un festival à proximité du grand public, ouvert sur le monde, avec de beaux défis à venir pour notre discipline et les sports d’hiver dans les prochaines années. Donc on réfléchit à voir quel est le meilleur projet, plutôt que de saisir la première opportunité.
La dernière grande actualité qui vous concerne était le choix pour être présent au sein du comité olympique des Jeux Olympiques de 2030. On vous a senti très déçu. Est-ce que cette déception est passée ?
Elle est passée. C’était un choix qui était d’abord très personnel, et que j’ai eu la chance de pouvoir faire. J’ai cette liberté aujourd’hui de pouvoir choisir. Puis j’atterris aujourd’hui d’Athènes, où j’étais hier pour les élections du CIO en tant que membre du CIO. Et comme je l’ai dit là-bas, mon investissement dans le monde du sport ne s’arrête pas avec la décision que j’ai prise pour les Alpes de 2030. Donc plein de belles choses à faire pour continuer à mettre en avant les valeurs du sport, que je retrouve ici ce week-end, et que j’ai énormément de plaisir à côtoyer.
Écrit par: Elliot BENIT
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