Sport

Lou, si proche

today22 mars 2025

Arrière-plan
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La Française a terminé deuxième derrière sa concurrente Franziska Preuss d’une course qu’elle se devait de remporter pour revenir à portée de l’Allemande. À l’aube des deux dernières courses, elle n’a plus son destin entre ses mains.

La cruauté du sport

Le sport est souvent cruel. Lou Jeanmonnot en a fait l’expérience pour la première fois. La Française, déjà très émotive, va devoir digérer cette frustration. Elle s’explique après sa course, sur son trop-plein d’émotions depuis quelques semaines : “J’ai toutes les émotions possibles et inimaginables qui sont à ras bord (…) la moindre addition de quoi que ce soit fait tout déborder, c’est difficile, je pourrais chialer dans n’importe quelle circonstance inhabituelle (rires).”

Le gros globe de cristal n’est pas perdu, deux courses en confrontation directe avec la leader du classement général vont permettre à Lou de se jauger et d’avoir un vrai duel jusqu’au bout. Elle s’exprime justement sur ce duel avec Franziska Preuss : “Je trouve ça incroyable, on est les deux et on se bat les deux, ça a beaucoup de sens. Ce n’est pas une victoire donnée sur un plateau ou une qui commence à être fébrile, on est les deux à notre top niveau.”

Les réussites françaises

Les Françaises étaient présentes au nombre de neuf. Hormis Lou, deux Françaises peuvent considérer avoir fait une course pleine. Julia Simon, pas totalement remise de sa maladie, n’a pas réussi à se hisser sur le podium malgré un 10/10 derrière la carabine. À la sortie de sa course, elle s’explique : “Les skis, encore un peu de difficulté, j’ai eu du mal à finir (…) je me sentais un petit peu limitée sur la respiration, j’avais du mal à reprendre de grandes bouffées d’air, mais franchement, je suis très satisfaite.”

La belle histoire de cette journée vient du côté de la jeune Camille Bened. La récente vainqueure du gros globe de l’IBU Cup a pu participer à sa première course en Coupe du monde et même s’offrir le luxe de ressortir en tête à la fin du premier tir. À l’arrivée, c’est un 9/10 avec une 13ᵉ place qui ravit la Française : “C’est vraiment une journée de dingue, première Coupe du monde, un top 15 pour commencer, une sortie de tir couchée en tête (rires), j’en reviens pas, c’est vraiment une journée incroyable.”

La lutte et les doutes

Jeanne Richard et Océane Michelon ne veulent plus se lâcher. Les deux concurrentes pour le dossard bleu de meilleure jeune sont séparées à l’arrivée de seulement une place. Occasion manquée pour la seconde citée, qui, avec une balle loupée de plus, arrive très proche de sa compatriote.

Pour Justine Braisaz-Bouchet, il y a eu beaucoup trop d’erreurs pour espérer quelque chose. Elle termine 40ᵉ de la course, mais à seulement une minute du podium en vue de la poursuite. Pour Sophie Chauveau et Paula Botet, le souci s’est déroulé sur les skis. Pour la première, une bronchite explique ce résultat décevant avec un 9/10 (49ᵉ), alors que pour la seconde, son départ en fond de start-list lui a sûrement joué des tours.

Une seconde Française découvrait également le circuit de la Coupe du monde. Amandine Mengin, meilleure féminine au championnat du monde junior, a gagné son ticket pour Oslo. Un dossard très élevé ne lui a pas permis de montrer toutes ses qualités, et avec deux erreurs, elle termine 64ᵉ, ce qui signifie qu’elle ne participera pas à la poursuite aujourd’hui. Elle a tout de même apprécié le moment, notamment grâce à l’appui du public : “C’est trop trop bien, en plus le monde et tout, il y a que des Français (rires). On ne se sent pas du tout dépaysé même si on n’est pas dans le bon pays.”

Écrit par: Elliot BENIT