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Tout le monde était unanime pour dire qu’Eric est un jeune biathlète déjà formaté pour le haut niveau et pour toucher les sommets de la planète biathlon. Sa façon de s’exprimer en conférence de presse, ses analogies, mais surtout ses capacités physiques exceptionnelles, faisaient de lui un athlète très prometteur. Mais le Savoyard devait confirmer les attentes autour de son potentiel, ce qu’il n’arrivait pas à faire en début de Mondiaux.
Un relais mixte parfait lui a permis de conserver son titre de champion du monde, mais lors du sprint, sa 14ᵉ place a suscité quelques doutes dans son esprit. Lors de la poursuite, il s’est parfaitement repris, réalisant une superbe remontée pour terminer sur la 3ᵉ marche du podium. À la sortie de cette course, il était heureux, mais pas encore rassasié :
« Ça fait plaisir. Hier, on a débriefé ensemble, on se disait que ce n’était pas le biathlon que je voulais mettre en place. »
Lors de la course qui l’a couronné, il a réalisé une performance similaire à celle de Julia Simon la veille. Les conditions de tir n’étaient pas faciles, notamment à cause du vent qui s’est levé cinq minutes après la fin des réglages. La course allait se jouer sur celui qui ferait le moins de fautes. À ce jeu-là, “Rico” réussit un 19/20 et, avec le meilleur temps de ski, il s’impose logiquement. Longtemps inquiété par l’Italien Tommaso Giacomel (2ᵉ avec un 19/20), il a finalement remporté cette course avec plus de 50 secondes d’avance. Il explique sa victoire juste après la course :
« Je sais me préparer, on sait se préparer avec l’équipe aussi. Aujourd’hui, j’ai réussi à mettre les choses dans l’ordre. La forme était là, les skis étaient là, donc après, faut être all-in (rires). »
Interrogé après le podium, mais surtout après son passage chez “Fabien Claude Coiffure” (défi entre les deux : si l’un d’eux remportait le titre, il devait se raser la tête), le Savoyard n’arrivait toujours pas à réaliser :
« Je ne suis pas quelqu’un de très émotif. Je vis l’instant, je savoure, et après, je savoure l’instant d’après. Mais c’est un énorme objectif. Quand on est dedans, ça paraît simple, presque cohérent, logique, mais quand on prend un peu de recul, on se dit : ‘Wow, le chemin est magnifique’. Aujourd’hui, je profite juste de l’instant et, plus tard dans la saison, je me dirai : ‘C’était quand même énorme’. »
Une nouvelle fois médaillé de bronze sur ces championnats du monde, Quentin Fillon Maillet a réalisé une course encourageante, notamment sur les skis. “QFM” s’est glissé sur le podium avec un 17/20. Son temps de ski (deuxième) lui a permis d’être compétitif :
« Je suis presque surpris d’être à cette place-là, surtout qu’après le premier tir, j’en prends deux (2 fautes). À ce moment-là, je me décourage un peu, mais je continue à pousser fort sur les skis. Je comprends vite que ça va vite, mais j’en reprends une derrière, donc les tirs couchés, ce n’était pas ma tasse de thé aujourd’hui (rires). »
La joie du Jurassien était presque plus grande pour la victoire de son jeune compatriote que pour sa propre médaille de bronze :
« Félicitations à lui ! Il a montré des qualités incroyables sur le tir, c’est vraiment impressionnant ce qu’il peut faire. Mais aussi sur les skis, il peut être très fier de lui, en tout cas, moi, je le suis. »
Fabien Claude réalise une course encore frustrante. Comme sur le sprint et la poursuite, il était dans le match pour la médaille avant le dernier tir debout. Malheureusement, pour le Vosgien, deux erreurs lui ont coûté toute possibilité de podium ou même de top 6. À la fin de la course, il était déçu mais pas abattu :
« Pour l’instant, ça ne veut pas, ça ne veut pas rentrer, mais il faudra réussir à les mettre au fond quand ça comptera encore. »
Pour Emilien Jacquelin, c’était une course cauchemardesque. Une 67ᵉ place, avec un 15/20, qui confirme des Mondiaux compliqués pour le Grenoblois. Démotivé dès la sortie du premier couché (2 fautes), il n’est jamais parvenu à se remettre dans sa course. Loin sur les skis, les 20 km lui ont paru longs.
Simon Fourcade, entraîneur de l’équipe de France, analyse la course des deux biathlètes à l’arrivée :
« Les gars ont tout pour faire. Forcément, ils ne sont pas sur la même dynamique qu’Eric et Quentin actuellement, ça se pose un peu plus de questions. »
Les Français ont déjà brillé lors de ces championnats du monde, mais il faudra encore un dernier effort collectif sur les relais avant de finir en beauté avec la mass start dimanche. Prochain rendez-vous : aujourd’hui à 16h05 pour le relais mixte simple, composé de Julia Simon et Quentin Fillon Maillet.
Écrit par: Elliot BENIT
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