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Antholz est forcément un site différent. D’une part, c’est le site de la Coupe du monde le plus haut en altitude cette saison, à 1600 m. Les organismes des biathlètes ne sont donc pas toujours préparés, surtout lorsque l’étape italienne se déroule pendant la Coupe du monde et non lors d’une compétition comme les Championnats du monde ou les Jeux Olympiques. Pour Jeanne Richard, maillot bleu de meilleure jeune sur la Coupe du monde, c’est un site qui lui correspond : « Ce site est trop bien, on se sent à l’aise, l’altitude c’est dur, mais c’est dur pour tout le monde. »
C’est également un site compliqué, notamment à cause de son parcours, exigeant pour les organismes, surtout à l’arrivée en troisième semaine. La vainqueure de la Coupe du monde 2022/2023, Julia Simon, évoque cette difficulté à la sortie du sprint où elle termine 5e : « C’est une piste très exigeante, il faut toujours pousser sur les skis, les erreurs arrivent très vite sur le pas de tir, donc je suis satisfaite avec un 9/10 aujourd’hui. »
Pour Antonin Guigonnat, l’altitude ne peut pas être une excuse. Il nous donne son ressenti au moment d’arriver sur le pas de tir, avec la fatigue qu’il peut ressentir : « Moi, je me sens assez bien. C’est vrai que c’est le site le plus haut, mais on est seulement à 1600 m. Je vis à 1200 m, l’altitude c’est un fait, mais personnellement, ça ne peut pas être une excuse. »
La plus grande nouveauté de cette saison sur le site du Tyrol italien, c’est le nouveau finish. Accompagnés du cadre exceptionnel qui caractérise Antholz, les organisateurs ont décidé de changer l’arrivée et de faire passer les biathlètes en haut du pas de tir, avec une nouvelle difficulté en fin de course. Franziska Preuss, leader du classement général de la Coupe du monde féminine, trouve cette nouvelle fin difficile mais intéressante : « C’est dur, mais je pense que c’est plus intéressant pour le public en cas d’arrivée groupée, sur des mass starts ou des poursuites comme samedi. Donc oui, je ne sais pas si je l’aime vraiment (rires). » Pour la Suédoise Hanna Öberg, cela est très fatigant : « C’est la première fois que je l’essaye, c’est dur, j’étais vraiment fatiguée derrière le pas de tir. »
Chez les hommes, c’est également compliqué. Pour Sturla Holm Lægreid, c’est « super dur. J’aurais aimé prendre un raccourci au niveau du pas de tir, mais aujourd’hui j’aurais aimé que ce soit 100 m plus long, car je finis à 0,5 seconde du vainqueur. Donc j’aurais peut-être pu le rattraper (rires). »
Côté français, notamment via l’un de ses leaders, Quentin Fillon Maillet, on approuve ce nouveau finish : « J’apprécie, parce que l’ancienne arrivée, à partir du moment où on était derrière, c’était vraiment compliqué à passer. Là, ça laisse plus d’opportunités. Donc c’est une arrivée plus joueuse, plus aérienne et impressionnante. »
L’étape de Coupe du monde cette année à Antholz-Anterselva était une forme de répétition générale, à un an quasiment jour pour jour des Jeux Olympiques. L’an prochain, en prévision de la plus prestigieuse des compétitions, les organismes seront prêts et acclimatés à cette altitude. Rendez-vous en février 2026, dans le Tyrol italien, pour des Jeux qui promettent d’être esthétiquement impressionnants.
Écrit par: Elliot BENIT
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